Le SG d’un parti politique accusé d'avoir mis la main sur 30 millions de dirhams

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Revue de presseKiosque360. Le secrétaire général d’un parti politique marocain est impliqué dans une grosse affaire d’escroquerie et d’abus de confiance. Il a été arrêté vendredi dernier, à Rabat. Les détails.

Le 01/04/2018 à 23h23

Le secrétaire général d’un parti politique marocain se trouve au centre d’un gros scandale dont la majorité des quotidiens de la place se font l’écho, en ce lundi 2 avril.«Des avoirs d’une valeur de 3 milliards mènent à l’arrestation du SG d’un parti politique», titre ainsi Al Massae qui affirme que cet avocat au barreau de Rabat a été interpelé sur la base d’un mandat d’arrêt émis suite à plusieurs plaintes de clients l’accusant de les avoir spoliés en détournant, sur son propre compte, des avoirs d’une valeur de 30 millions de dirhams.Le journal explique que le prévenu, en sa qualité d’avocat, aurait empoché l’argent d’un certain nombre d’héritiers dédommagés par la justice suite un différend judiciaire avec des sociétés.Al Akhbar précise d'ailleurs qu'ils sont plus d'une centaine d'héritiers, issus d’une famille originaire de Dar El-gueddari, près de Kénitra, à avoir déposé plainte, en avril 2017, contre l’accusé qui a comparu, vendredi, devant le tribunal de première instance de Rabat.

Assabah, qui révèle que le prévenu n’est autre que le SG de l’Union marocaine pour la démocratie, affirme que la décision du juge d’instruction de mettre l'homme sous écrous a été un véritable choc pour sa famille et les membres de son parti. Le quotidien signale que l’un de ses proches a proposé 2 millions de dirhams pour le libérer sous caution, mais le juge d’instruction a refusé de le relâcher. L'accusé, J.M., a été entendu par le juge d’instruction jusqu’à samedi, à 1 heure du matin.

Al Massae souligne que le SG de ce parti non représenté au Parlement, actuellement placé en garde à vue, avait déjà comparu devant la BNPJ pour son implication dans plusieurs dossiers sulfureux. Et le quotidien de noter que cela ne l’a pas empêché d’exercer le métier d’avocat, ni de se présenter aux élections.

Le journal rappelle ainsi que le prévenu avait déjà défrayé la chronique en achetant, à Salé, un quartier résidentiel occupé par 3.500 familles, pour un montant d'à peine 620.000 dirhams alors que la valeur réelle du bien dépasse un milliard de dirhams. Le mis en cause avait remis aux services de la Conservation foncière un document sur lequel le quartier ne figurait pas. Ce qui lui a permis d'enregistrer cette acquisition comme étant celle d'un terrain non bâti.

Par Zineb El Ouilani
Le 01/04/2018 à 23h23