Une stratégie pour porter la part de l’investissement privé à 50% de l’investissement total d’ici 2026 en gestation

Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques. . DR

Revue de presseKiosque360. La tutelle planche sur une stratégie de développement des investissements privés aux niveaux sectoriel et régional. Dans ce sens, une étude vient d’être lancée. Cet article est une revue de presse du journal Aujourd’hui Le Maroc.

Le 31/10/2022 à 21h25

Une nouvelle approche se met en place actuellement pour accompagner le déploiement de l’investissement privé au Maroc, nous apprend Aujourd’hui Le Maroc dans sa publication du 1er novembre. Le journal rapporte ainsi que le ministère de l’investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques planche sur la déclinaison de la stratégie de développement des investissements privés aux niveaux sectoriel et régional. Dans ce sens, il vient de lancer une étude.

«Depuis plus d’une décennie, l’investissement au Maroc est en croissance continue. Cet investissement est toutefois porté majoritairement par le secteur public, représentant 2/3 de l’investissement total. L’objectif fixé par l’Etat est d’atteindre une part de 65% d’investissement privé à l’horizon 2035, conformément aux recommandations formulées par le nouveau modèle de développement», détaille le ministère.

Aujourd’hui Le Maroc indique aussi que l’investissement privé (hors épargne des ménages), qui s’élève en moyenne à 100 milliards de dirhams par an, est porté aujourd’hui à environ 40% par les investissements directs étrangers (IDE) concentrés notamment sur le secteur des industries manufacturières et à environ 60% par les investissements à capitaux marocains, avec 4 activités concernant 60% des investissements (immobilier, commerce, industries extractives et BTP).

Il est à noter que dans le but d’inverser la tendance sur la part de l’investissement public et privé, le ministère ambitionne de porter la part de l’investissement privé à 50% de l’investissement total d’ici 2026. «Ladite étude comprend trois phases, à savoir la réalisation d’un diagnostic de la dynamique d’investissement privé et l’analyse des investissements, la déclinaison sectorielle avec l’élaboration des projets de contrats d’application sectoriels et l’accompagnement à la pré-validation des projets contrats et la déclinaison régionale avec l’élaboration des projets de contrats régionaux et l’accompagnement à la pré-validation des projets de contrats», précise le quotidien.

Dans cette perspective, il s’agit de définir les ambitions sectorielles et régionales pour la relance de l’investissement privé en faisant un diagnostic de la dynamique d’investissement privé ainsi qu’une analyse des investissements historiques au Maroc. Aujourd’hui Le Maroc indique aussi que ce travail consiste également à déterminer les objectifs sectoriels de l’investissement privé et définir les ambitions régionales de l’investissement privé sur la même échéance.

Le ministère ajoute que dans une démarche de convergence autour de la politique nationale de l’investissement, ce travail préliminaire doit être enrichi et validé avec l’ensemble des parties prenantes publiques et privées, notamment les départements ministériels, les établissements et entreprises publics, les wilayas, les collectivités territoriales (régions, préfectures ou provinces et communes), les Centres régionaux d’investissement...

Il sera procédé, entre autres, à l’identification des objectifs d’investissements par région en précisant les objectifs d’investissement privé et dans le cadre des PPP, les objectifs par taille et type d’acteur (GE, PME, TPE), les objectifs par nationalité et les objectifs de montée en charge annuelle par secteur.

Par Ismail Benbaba
Le 31/10/2022 à 21h25