Soupçons d'entente sur les prix des hydrocarbures: «le dossier reste ouvert», affirme Ahmed Rahhou

Ahmed Rahhou, président du Conseil de la concurrence. . Abderrahim Et-Tahiry / Le360

Le 15/03/2022 à 17h23

VidéoLe dossier des hydrocarbures «n’est pas fermé». Il sera traité dès que la loi sur les prix et la concurrence, ainsi que celle sur le Conseil, seront amendées et promulguées, a fait savoir le président du Conseil de la concurrence, Ahmed Rahhou.

Lors de son passage dans l’émission Grand Format-Le360, le président du Conseil de la concurrence s’est exprimé sur le dossier des soupçons d'entente sur les prix des hydrocarbures, qui tient en haleine l’opinion publique depuis plusieurs années maintenant. Ahmed Rahhou a assuré à cet égard que ce dossier «reste ouvert».

«Nous faisons une lecture du communiqué du Cabinet Royal qui a annoncé mon arrivée. Ce communiqué a parlé de ce dossier, en disant qu’il a connu des dysfonctionnements, en matière de process décisionnels. Le communiqué a également souligné que la commission ad hoc, mandatée par Sa Majesté pour faire des propositions sur le Conseil de la concurrence et la manière dont il fonctionne, n’était pas en charge de ce dossier», a expliqué Ahmed Rahhou.

«Donc pour nous, clairement, ce dossier n’est pas encore traité, ni décidé, et reste entre les mains du Conseil de la concurrence», a-t-il insisté.

Et d’ajouter: «dans ce même communiqué du Cabinet Royal, il a été question aussi du changement du cadre juridique du Conseil. Nous faisons un lien entre cette réforme du cadre légale et ce dossier».

Ainsi, tant que la loi n’est pas encore modifiée, le Conseil de la concurrence continue de traiter l’ensemble des dossiers qui lui sont soumis. Mais concernant celui des hydrocarbures, «nous l’ouvrirons dès que la loi sur les prix et la concurrence, ainsi que la loi sur le Conseil, seront amendées, selon la demande émanant du Cabinet Royal», a-t-il déclaré.

«Dès que les lois seront votées et promulguées, nous nous attacherons à reprendre ce dossier de façon à éviter les dysfonctionnements qui ont abouti à son traitement malheureux par le passé», a-t-il conclu.

Par Amine El Kadiri avec Abderrahim Et-Tahiry et Khadija Sebbar
Le 15/03/2022 à 17h23