Risque pays: Le Maroc profite de sa stabilité politique

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Revue de presseKiosque360. Le Royaume a pu préserver son risque pays intact. Mais, le rating de sa dette souveraine, en raison des pressions exercées sur le budget, a été abaissé suite aux mesures prises par les pouvoirs publics pour soutenir l’économie, en début de crise sanitaire.

Le 04/10/2021 à 21h47

La solidité du Royaume sur les différentes composantes du risque pays ne souffre d’aucune contestation. Dans son édition du 5 octobre, Les Inspirations ECO assure que toutes les analyses des assureurs-crédit mondiaux, émanant de majors, comme Coface et Euler Hermes, mais aussi, de structures plus petites, comme le Belge Credendo, la confirment.

«Pour ces organismes, dont les prescriptions sont scrutées par les investisseurs et les entreprises multinationales, sur le critère crucial du risque politique, le royaume est une valeur sûre». Il faut dire que «la stabilité du fonctionnement des institutions politiques lui confère un avantage compétitif qui lui a permis de ne pas voir s'effondrer les flux des IDE et de continuer à lever des fonds sur le marché financier international à des conditions très compétitives».

Ceci dit, le journal rappelle que l’économie reste trop dépendante de l’extérieur. «Les exportations de biens et services (39% du PIB en 2019), dépendantes des économies européennes, se sont effondrées en 2020. Les ventes de véhicules et de pièces automobiles (20% des exportations de biens et services en 2019) ont particulièrement souffert. Les exportations d’articles d’habillement (7%) et de pièces aéronautiques, aussi», note-t-il.

A l’inverse, «les exportations d’engrais (10% des exportations avec le phosphate naturel et ses dérivés), initialement entravées par la désorganisation des chaînes d’approvisionnement indiennes, ont finalement résisté. Les ventes de produits agricoles ont aussi été résilientes, malgré les perturbations logistiques».

Le quotidien prédit un rebond des exportations en 2021 même si la reprise pourrait être limitée dans les pays partenaires, car le virus circule toujours en Europe.

«La chute du tourisme (12% du PIB et de l’emploi) a aussi impacté l’économie marocaine». Au même titre «la consommation des ménages (58% du PIB) a fortement reculé». En revanche, les envois de fonds de la diaspora marocaine (6% du PIB en 2019) ont progréssé. Parallèlement, le taux de chômage a augmenté (13% en 2020, contre 9,8% en 2019) même si «les pertes d’emplois les plus importantes se trouvent dans le secteur informel (12% du PIB et 36% de la population active), laissant entrevoir un taux de chômage plus conséquent».

Par Rachid Al Arbi
Le 04/10/2021 à 21h47