Ramadan: quel impact sur le budget des Marocains?

Durant le mois de ramadan, les dépenses par ménage augmentent en moyenne de 18,2%.

Revue de presseChaque année, le ramadan apporte son lot de transformations dans les modes de consommation des familles marocaines. Les dépenses par ménage augmentent en moyenne de 18,2%. Cet article est une revue de presse tirée de L’Observateur du Maroc et d’Afrique.

Le 01/04/2024 à 22h24

Pendant le mois de ramadan, les dépenses par ménage augmentent en moyenne de 18,2% par rapport aux autres mois de l’année, avec une hausse de 15,4% en milieu urbain et de 4,8% en milieu rural. C’est le magazine L’Observateur du Maroc et d’Afrique qui rapporte cette information, citant les données de la dernière enquête sur le niveau de vie des ménages, menée par le HCP en 2022/2023 et portant sur une période d’un an.

«Toutes les catégories sociales augmentent leur consommation pendant ce mois, avec une hausse de 8,4% pour les 20% les moins aisés, de 9,7% pour la catégorie intermédiaire et de 8,9% pour les 20% les plus aisés», lit-on.

Par type de dépense, le budget alloué à l’alimentation est de 17,8% plus élevé pendant le Ramadan en comparaison avec les autres mois. Cette hausse est de 19% en milieu urbain, de 4,5% en milieu rural, de 3,3% pour les ménages les moins aisés, de 11,9% pour les intermédiaires et de 12,5% pour les plus aisés.

«Le HCP révèle aussi un changement qualitatif dans les habitudes alimentaires, avec un déclin des produits riches en calories tels que les céréales, les sucres et les produits sucrés, au profit des produits riches en protéines et en vitamines comme les viandes, les poissons, les légumes et les fruits frais, ainsi que les œufs et les produits laitiers», lit-on encore.

Les dépenses non alimentaires connaissent également une augmentation de 18,5% pendant le mois de Ramadan, avec une hausse plus prononcée en milieu urbain (13,4%) par rapport à celui rural (5,1%). Cette augmentation varie également selon les catégories sociales, étant de 13,2% pour les 20% des ménages les moins aisés, de 8,1% pour les ménages intermédiaires et de 7,2% pour les 20% les plus aisés.

Cette augmentation est principalement attribuable à une hausse des dépenses liées au transport (61,9%), aux soins médicaux (28%), aux loisirs (25,7%), à la communication (25%) et à l’habitation et l’énergie (12,7%). En revanche, les dépenses en habillement diminuent de 11,5% pendant cette période.

Par Nabil Ouzzane
Le 01/04/2024 à 22h24