Pourquoi les prix des biens de consommation ont-ils augmenté?

Des consommateurs effectuent leurs achats dans une grande surface.  . DR

Revue de presseKiosque360. Huile de table, blé dur, café, thé… Les Marocains ont été surpris par la hausse des prix de certains produits de première nécessité. Une hausse contestée, mais qui demeure justifiable selon les professionnels. Explications.

Le 19/09/2021 à 20h54

Surprise: une hausse des prix des biens à la consommation, dans les commerces et les épiceries, en a surpris plus d'un, ces derniers jours. C’est que cette augmentation des prix, qui touche presque toutes les villes du Royaume, concerne plusieurs produits de première nécessité à l’instar de l’huile de table, de quelques légumineuses (haricots blancs, lentilles…), du thé, du café, des produits à base de blé dur… 

A titre d’exemple, le prix de l’huile de table a été augmenté de 20%, celui des lentilles de 50% le kilo, tandis que le prix de la semoule a augmenté de 40%. Des hausses significatives qui ont altéré les bourses des citoyens en cette période difficile, constate La Vie Eco dans sa livraison hebdomadaire.

Un constat partagé par Bouazza El Kharrati, président de la Fédération marocaine des droits du consommateur (FMDC). Pour cet associatif cité par l'hebdomadaire, «le timing est défavorable pour appliquer ces augmentations». C’est que cette hausse des prix intervient dans une période critique où les bourses des consommateurs sont mises à mal. «C’est à se demander s’il n’y a pas d’entente sur les prix entre les fournisseurs pour profiter de cette période de vide gouvernemental», poursuit le président de la Fédération marocaine des droits du consommateur dans les colonnes de La Vie Éco

Comment alors expliquer cette hausse des prix, dont le timing est jugé «défavorable» par les associations consuméristes, notamment la FMDC. Sondés par l’hebdomadaire, les professionnels voient cette augmentation des prix comme une conséquence évidente du changement de la conjoncture internationale. 

Ainsi, le directeur de l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses (ONICL), Mohamed Sebgui, soutient qu’il s’agit d’une «tendance mondiale, compte tenu de la hausse des cours internationaux des matières premières». A noter, toujours selon ce professionnel du secteur cité dans les colonnes de La Vie Éco, «le fret maritime dont le coût a augmenté, ainsi que les conditions climatiques défavorables en excès ou en manque dans les pays exportateurs, notamment l’UE, le Canada, la Russie et l’Inde». 

Par Khalil Rachdi
Le 19/09/2021 à 20h54