France: des dépenses supplémentaires s’il y a report de la retraite légale

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Revue de presseKiosque360. Commandées par le Conseil d’orientation des retraites (Cor), différentes études ont évalué le report de la retraite de 62 à 64 ans en France. Résultat: des dépenses supplémentaires ont été estimées. Cet article est une revue de presse tirée du site Capital.

Le 25/01/2022 à 20h20

Le report de l’âge légal de la retraite de 62 ans à 64 ans fait débat en France. Évoquée dans les programmes des candidats à l’élection présidentielle de 2022, cette question sera examinée, jeudi 27 janvier, par le Conseil d’orientation des retraites (Cor) composé notamment de parlementaires, de partenaires sociaux, d’experts et de retraités. Sur la table, les conséquences financières d’un tel recul, rapporte ce 25 janvier le site français Capital, affirmant que les gains affichés d’une telle mesure ne sont pas les gains réels.

En effet, commandées par le Cor, différentes études, notamment la publication de la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), a évalué une hausse des dépenses pour certaines prestations sociales engendrées par une telle décision. Pour son mode de calcul, la Drees est partie de l’hypothèse d’une mise en place complète d’un relèvement de l’âge légal d’ouverture des droits à la retraite en 2019. Ainsi, un report de deux ans aurait induit une hausse des dépenses des prestations sociales (pension d’invalidité, du revenu de solidarité active (RSA) et de l'allocation adultes handicapés (AAH) que vous ne percevez pas une fois à la retraite. Cette hausse serait de l’ordre de 3,6 milliards d’euros, soit 0,14 point de PIB, comme l’explique le site français.

Dans le détail, avec le relèvement de l’âge légal d’ouverture des droits à la retraite, les dépenses supplémentaires estimées s’élèveraient à 830 millions d’euros dont 150 millions pour le RSA, 510 millions pour l’allocation adultes handicapés (AAH) et 170 millions pour l’allocation de solidarité spécifique (ASS). La pension d’invalidité se traduirait notamment par une hausse des versements de l’ordre de 1,8 milliard d’euros par an, avec 160.000 bénéficiaires supplémentaires par an. Quant aux indemnités journalières versées par la Sécurité sociale, elles grimperaient à 970 millions d’euros supplémentaires.

Par Fayçal Ismaili
Le 25/01/2022 à 20h20