Chaînes de valeur mondiales: le Maroc améliore sa position

Photo d'illustration. . DR

Revue de presseKiosque360. La direction des études et des prévisions financières (DEPF) explique que le Royaume a amélioré son positionnement dans les chaînes de valeur mondiales. Les détails dans cette revue de presse de l’hebdomadaire La Vie Éco.

Le 06/02/2022 à 22h10

Le Maroc a réussi, en l’espace de quelques années, à améliorer son positionnement dans les chaînes de valeur mondiales (CVM). Ce constat est celui d’une étude réalisée par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) et publiée dans son «Policy Brief» le 31 janvier.

La DEPF a souligné qu’en ce sens, il y a une augmentation modeste à la fois de l’incorporation de la valeur ajoutée étrangère dans les exportations nationales et de la valeur ajoutée locale dans les exportations des pays tiers. En revanche, des disparités notables persistent au niveau des différents secteurs productifs, rapporte La Vie Éco dans sa livraison hebdomadaire.

Intitulé «Positionnement du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales», le document explique que la participation du Maroc en amont a progressé à un rythme plus élevé que celle en aval, notant que cette configuration rend l’économie nationale plus vulnérable aux chocs d’offre potentiels de pays positionnés plus en amont des CVM.

«Certes, le Maroc dispose de marges de manœuvre pour des économies d’échelle substantielles, mais il demeure confronté au double défi de passer à des segments à plus forte valeur ajoutée et d’y impliquer davantage le tissu productif local à ces chaînes, au risque de rester confiné aux segments non porteurs», souligne l'auteur Mrani Alaoui, cité par l’hebdomadaire.A en croire l’étude, le Royaume est contraint de déployer des efforts supplémentaires et de relever des défis pour monter en gamme et accélérer le processus de transformation structurelle. Car ces défis sont liés particulièrement à l’investissement dans le capital intellectuel, selon la même source. Cet investissement contribue non seulement à l’amélioration de la productivité, mais également à la différenciation du produit fini de la chaîne et au renforcement de sa présence sur les réseaux mondiaux.

«Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), trois grands types de capital intellectuel interviennent dans les CVM: les données informatisées; le capital d’innovation; et les compétences économiques», explique La Vie Eco.

Par Khalil Rachdi
Le 06/02/2022 à 22h10