Ce que va changer la réforme des Bureaux d’information sur le crédit

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Revue de presseLa réforme des Bureaux d’information sur le crédit (BIC) entend élargir le spectre des données recueillies, en autorisant la collecte d’informations issues de sources alternatives, comme les opérateurs téléphoniques ou les régies d’eau et d’électricité. Cet article est une revue de presse tirée de l’hebdomadaire La Vie Éco.

Le 16/04/2023 à 20h22

La réforme des Bureaux d’information sur le crédit (BIC), également appelés Crédit Bureau, est enfin lancée, relaie La Vie Eco dans sa livraison hebdomadaire. Attendu depuis 2012, le Conseil du gouvernement réuni le 8 mars dernier a finalement adopté le projet de loi dédié aux BIC, avant que le texte ne soit récemment transmis à la Commission des finances de la Chambre des représentants.

D’après l’hebdomadaire, cette réforme, attendue depuis une décennie par le secteur bancaire, a un objectif clair: «permettre aux banques de mieux évaluer le risque de crédit des emprunteurs potentiels, sur la base de leur comportement de paiement avec, en ligne de mire, un meilleur accès aux financements pour une large frange de la population exclue jusque-là des services financiers les plus basiques».

Ces services sont assurés par deux Crédit Bureau: Creditinfo Maroc et Quantik Maroc, deux filiales de grands groupes internationaux. Ces derniers ont reçu une autorisation de Bank Al-Maghrib pour la gestion déléguée de sa centrale des risques. Objectif: «la maîtrise des risques systémiques et l’amélioration de l’inclusion financière», explique le directeur général de Creditinfo, Sidi Mohamed Abouchikhi dans les colonnes de l’hebdomadaire.

Pour l’heure, le Crédit Bureau se limite aux données financières émanant des établissements de crédit, ce qui limite, selon La Vie Éco, «l’action des BIC aux seules personnes, physiques ou morales, ayant un historique d’accès au financement bancaire, excluant de facto les non-bancarisés». En l’absence de données alternatives sur l’emprunteur, la banque se voit ainsi contrainte de demander plus de garanties et de justificatifs, sinon refuser.

Pour pallier ces limites, la réforme compte élargir le spectre des données recueillies, en autorisant la collecte d’informations non financières, issues de sources alternatives comme les opérateurs téléphoniques, ou encore des grands facturiers, comme les régies d’eau et d’électricité. Cette pratique est utilisée depuis plusieurs années aux quatre coins du monde, et tout particulièrement en Afrique.

Par Khalil Rachdi
Le 16/04/2023 à 20h22