Carton plein des nouveaux métiers du Maroc

Une unité de construction automobile.

Revue de presseLes exportations des métiers mondiaux du Maroc (MMM) ont réalisé une bonne performance en 2023, en dépit de la conjoncture économique internationale, marquée par des pressions inflationnistes et une fragmentation géopolitique et économique. Cet article est une revue de presse tirée du magazine Industries du Maroc.

Le 29/12/2023 à 00h09

Les indicateurs récents de l’office des changes attestent de la poursuite du redressement des exportations (+2,4% à 350,13 milliards de dirhams) avec un allégement du déficit commercial à plus de 241,37 milliards de dirhams à fin octobre 2023.

Derrière ce succès, indique Industries du Maroc, les nouveaux métiers du Maroc. Ainsi, le secteur de l’automobile, qui se positionne au premier rang des secteurs exportateurs avec une part de 33,2%, a enregistré une hausse de ses exportations de 27,2 milliards de dirhams (+30,5%) pour culminer à 116,4 milliards de dirhams. De plus, le secteur du textile et cuir a également connu une augmentation de ses expéditions de 5,5%, tandis que les expéditions du secteur de l’agriculture et l’agro-alimentaire se sont repliées de 0,7%, principalement en raison des conditions climatiques.

De même, les ventes du secteur de l’électronique et électricité augmentent de 28,4%, atteignant 19,33 milliards de dirhams à fin octobre 2023, tandis que les exportations du secteur de l’aéronautique ont connu une quasi-stabilité à 17,65 milliards de dirhams.

«Selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), ces fluctuations sont influencées par divers facteurs tels que la demande mondiale, les prix des matières premières et les conditions climatiques et économiques internationales», lit-on. Cependant, la DEPF estime, dans sa récente note de conjoncture, qu’il est crucial d’adapter les politiques économiques et industrielles aux facteurs de risques nationaux et internationaux afin de doter les acteurs nationaux des moyens pour relever les défis de la compétitivité et de l’ouverture sur la scène économique mondiale, d’autant plus que les MMM ont permis de diversifier l’économie marocaine et de réduire sa dépendance à certains secteurs traditionnels.

«Pour renforcer davantage la capacité du Royaume, le gouvernement œuvre à la simplification et à la digitalisation des procédures administratives, l’amélioration de l’accès au foncier et aux zones industrielles, le développement de nouveaux instruments de financement, l’amélioration de l’accès aux marchés publics et la réforme du code du commerce», lit-on encore.

Parallèlement, dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires et du renforcement de l’attractivité et de la compétitivité de l’économie nationale, le gouvernement poursuit ses efforts pour créer un environnement incitatif aux initiatives entrepreneuriales et à l’innovation et à encourager l’investissement dans les projets en faveur de la compétitivité logistique et des énergies renouvelables.

Par ailleurs, outre la valorisation des produits locaux et l’emplacement stratégique du Maroc qui offre un avantage commercial unique, l’amélioration prévue des perspectives économiques chez les principaux partenaires commerciaux du Royaume devrait contribuer à l’accroissement de la demande adressée au Maroc et par conséquent à l’affermissement de l’offre exportable de l’économie nationale.

Les performances des exportations du Maroc disposent de tous les ingrédients pour continuer de s’améliorer dans les mois à venir, notamment avec la mise en œuvre de la stratégie Made in Morocco qui a fortement dynamisé le secteur.

Par Nabil Ouzzane
Le 29/12/2023 à 00h09