Carburants: une réglementation pour les dépôts clandestins devient impérative

DR

Revue de presseKiosque360. Les propriétaires des stations-service appellent les pouvoirs publics à sévir d'urgence contre les dépôts clandestins de carburant. Ils proposent la création d’une commission pour identifier des pistes de réforme.

Le 10/03/2021 à 22h14

Les pouvoirs publics mettent en garde contre les locaux clandestins, utilisés par les opérateurs du circuit informel pour stocker les carburants. Dans son édition du jour, L’Economiste rapporte que les propriétaires et gérants de stations-service estiment que «les dépôts de carburants clandestins constituent une véritable bombe à retardement qui risque d’exploser à tout moment!». Au point que «le marché noir des produits pétroliers au Maroc représente un chiffre d’affaires important, réalisé en dehors de tout cadre légal, sans aucun contrôle, avec une marge dépassant celle des stations-service». Il s’agit d’une concurrence déloyale qui pénalise les professionnels.

Selon les informations du quotidien, «une quinzaine d’opérateurs, qui étaient à l’origine des transporteurs de carburants, ont fini par se reconvertir en distributeurs de ces mêmes produits». Le quotidien fait le parallèle avec la distribution du sable clandestin prélevé sur les plages et les dunes, et soutient que «les transporteurs se prévalent de leur fonction de chauffeurs professionnels et non de distributeurs de sable pour échapper à tout contrôle». D’où l’appel à «réglementer l’activité et éviter que les transporteurs n’exercent une activité autre».

L’Economiste estime que «la problématique du marché parallèle des produits pétroliers devrait préoccuper les pouvoirs publics car cela représente un énorme manque à gagner en termes de recettes fiscales pour le Trésor et les collectivités territoriales». Il insiste sur le fait que «l’existence de ces dépôts clandestins pénalise les stations-service avoisinantes puisqu’ils vendent directement les carburants aux consommateurs». Elle constitue également des risques pour la sécurité des riverains et l’environnement.

Le quotidien annonce le lancement d’une étude pour évaluer les pertes subies par les opérateurs, aussi bien en raison des caractéristiques naturelles des produits pétroliers que de la triche de certains transporteurs. Celle-ci devrait également «déterminer le volume réel du circuit parallèle», puisque certaines stations-service s’approvisionnent auprès du marché parallèle qui offre «une marge supérieure à celle accordée par les pétroliers, qui varie entre 0,28 et 0,54 dirham le litre». L’idée de créer une commission composée de représentants des pétroliers, de propriétaires et gérants de stations-service, des ministères de l’Intérieur, de l’Energie, du Transport et de l’Industrie fait son chemin. Elle sera chargée de plancher sur «les dysfonctionnements» du secteur et de définir les pistes de réforme.

Par Rachid Al Arbi
Le 10/03/2021 à 22h14