Bourse: pourquoi TGCC peine à séduire les investisseurs

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Revue de presseDisposant de bons fondamentaux et d’un carnet d’adresses garanti de 6,2 milliards de dirhams, la société de travaux publics TGCC peine encore à séduire les investisseurs. Les raisons dans cette revue de presse tirée de l’hebdomadaire La Vie Éco.

Le 14/05/2023 à 18h03

TGCC: voilà une société de la cote casablancaise qui «pâtit de l’effet conjugué de la méforme de son secteur et de la léthargie générale qui règne sur la Bourse de Casablanca», relève La Vie Eco dans sa livraison hebdomadaire. Si elle dispose de bons fondamentaux et de réalisations en croissance, la société peine encore à convaincre les investisseurs sur le marché marocain.

En témoigne le comportement du cours de cet opérateur de travaux publics: si son prix d’introduction était fixé à 136 dirhams en décembre 2021, le plus haut cours enregistré s’élevait à 190,5 dirhams en février 2022, soit une augmentation d’à peine 40% de son cours de référence. La raison? L’appréhension des investisseurs vis-à-vis d’un secteur mal en point depuis plusieurs années, selon La Vie Éco.

«En dépit de ses réalisations en hausse, les investisseurs considèrent que la société sera rattrapée par la morosité globale du secteur, qui touche plusieurs sociétés du BTP, même certaines sociétés de grande taille», explique un analyste dans les colonnes de l’hebdomadaire. L’autre raison de ce comportement est relative à l’état même du marché des actions, rapporte la même source.

Cette situation contraste cependant avec l’activité du groupe qui dispose d’un carnet de commandes de grande qualité. Celui-ci s’élève à 6,2 milliards de dirhams, avec une répartition équilibrée: 54% des projets futurs sont assurés par les sociétés immobilières et l’hôtellerie, tandis que 29% sont réservés à la santé et l’éducation. Le reste est réparti entre l’industrie (8%), l’infrastructure (3%) et les autres activités (5%).

Si ce carnet de commandes est garanti, les investisseurs craignent de leur côté qu’il ne soit pas renouvelé, analyse La Vie Éco. Un analyste le confirme dans ses colonnes: «Il est vrai que les contrats signés l’ont été avant la crise et que le carnet collecté n’est pas renforcé au même rythme que par le passé. Les investisseurs émettent donc des réserves ».


Par Khalil Rachdi
Le 14/05/2023 à 18h03