Traite humaine: la BNPJ démantèle un dangereux réseau à Témara, le procès est imminent

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Revue de presseKiosque360. A l’origine d’une tentative d’immigration clandestine impliquant 135 individus, 23 suspects, dont plusieurs étrangers, ont été interrogés. Leur procès est imminent. Les détails dans cette revue de presse du quotidien Al Akhbar.

Le 27/06/2022 à 20h56

Il y a trois ans, les éléments de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) ont avorté une tentative d’immigration clandestine. 135 candidats, de nationalités asiatiques, africaines et marocaines, étaient ainsi retrouvés en 2019 dans un appartement situé au quartier Massira 2 à Témara sous le contrôle d’une mafia spécialisée dans l’immigration clandestine, composée, elle aussi, d’individus asiatiques et africains.

Trois ans après le démantèlement de ce dangereux réseau à Témara, le procès est imminent, annonce le quotidien Al Akhbar dans sa livraison du 28 juin. 23 suspects, poursuivis en état d’arrestation, ont été interrogés récemment en vue d’entamer le procès. Parmi eux, une femme philippine, précise la même journal, ajoutant par ailleurs que la justice mobilisé plusieurs traducteurs, compte teni des nationalités différentes des accusés.

D’après Al Akhbar, les 23 suspects ont été interrogés sur les détails des crimes dont ils sont accusés dans le cadre de cette opération, qualifiée par le quotidien de «crime le plus dangereux enregistré dans le domaine de l’immigration clandestine et la traite des êtres humains, compte tenu de sa préparation, mais aussi de son ouverture sur des dizaines de candidats de différentes nationalités».

Toujours selon la même source, les candidats à l’immigration clandestine dans le cadre de cette opération ont été amenés à la ville de Témara puis regroupés dans un appartement dans le quartier Al Massira 2. De cet endroit, ils sont ensuite été transportés via des autocars vers des sites marins au Nord et à l’Ouest du Royaume, en vue de les faite immigrer clandestinement vers l’Europe.

Les enquêtes de la BNPJ avaient permis l’interpellation de 13 individus, dont 11 Marocains et deux étrangers, un Philippin et un Bangladais. Ces suspects ont été déférés ensuite devant le procureur général du roi près la Cour d’appel de Rabat. Dix autres individus, interpellés quelques jours plus tard à Kénitra, complètent la liste des suspects au terme de l’enquête de la BNPJ : des Marocains, des Camerounais, des Bangladais et des Comoriens. 

Par Khalil Rachdi
Le 27/06/2022 à 20h56