Sextorsion: une élève interne tente de se suicider à Taounate, les gendarmes enquêtent

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Revue de presseKiosque360. Une élève, âgée de seize ans, a été sommée par le responsable de l’internat de se livrer à lui ou de quitter l’établissement. Suite à son refus, l’élève, qui a été mise à la porte, a tenté de se suicider. Une enquête est ouverte. Les détails.

Le 09/11/2020 à 19h22

Une élève, âgée à peine de seize ans, a tenté de se suicider dans la localité de Tafraoute à Mernissa dans la province de Taounate. Selon ses déclarations, la mineure, qui était interne au centre de Mernissa, faisait l’objet d’un chantage sexuel de la part d’un responsable de l’internat où elle était pensionnaire. D’après les sources du quotidien Al Massae, qui rapporte l’information dans son édition du mardi 10 novembre, le responsable en question avait exercé des pressions sur la mineure en la faisant chanter: soit elle devait avoir une relation intime avec lui, soit elle devait quitter l’établissement. Un dilemme. Et lorsque la fillette a refusé d’entrer en contact avec lui et de répondre à ses avances, il l’a informée via les circuits administratifs qu’elle était interdite d'accès à l’internat dont elle devait pourtant bénéficier durant quatre ans. Pire encore, précise la victime dans une déclaration au quotidien, le responsable l’a mise à la rue à dix-huit heures, sachant que son domicile est situé à quinze kilomètres de l’internat. La victime a donc dû parcourir ce trajet dans l’obscurité, la nuit, à ses risques et périls. Ce qui lui a provoqué des traumatismes, a-t-elle ajouté.

Perturbée et déstabilisée, la jeune fille a fini par ingurgiter un poison destiné à combattre les rongeurs dans la campagne. Evacuée vers les urgences de l’hôpital provincial de Taounate, la victime a été admise en soins intensifs durant cinq jours. Elle a frôlé la catastrophe, avant d’être sauvée par l’intervention de l’équipe médicale. Mais, fait remarquer le quotidien, la victime souffre encore des répercussions de ce chantage ayant conduit à cette tentative de suicide. Les déclarations de la victime ont été dressées dans un procès-verbal par les éléments de la gendarmerie royale, en attendant l’audition du responsable mis en cause. L’enquête, conclut Al Massae, se poursuit sous la supervision du parquet compétent. 

Par Mohamed Younsi
Le 09/11/2020 à 19h22