Quand le Maroc érige un puissant pont diplomatique avec l’Amérique latine

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Revue de presseKiosque360. Après les récentes rencontres, en Amérique du Sud ou à Rabat, entre le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et plusieurs de ses homologues d’Amérique latine, les soutiens à la pseudo-RASD s'effritent les uns après les autres.

Le 23/06/2019 à 21h56

L’Algérie est empêtrée, depuis plusieurs mois, dans une inextricable crise politique interne. Ce qui en fait un Etat où le pouvoir est actuellement tiraillé entre la rue (les manifestants) et les casernes militaires (dirigées par Gaïd Salah). Cette situation déteint bien évidemment sur sa diplomatie, qui ne cesse de perdre du terrain depuis plusieurs années, et donc sur son protégé du Polisario qui a perdu son manipulateur.

Le Maroc ne s’est pas fait prier pour remettre les pendules «diplomatiques» à l’heure, au sein de l’Union africaine d’abord, puis aujourd’hui en Amérique latine. Ainsi, selon le quotidien Al Ahdath Al Maghribia de ce 24 juin, deux Etats sud-américains, le Salvador et la Barbade, ont retiré coup sur coup, en l’espace de quinze jours, leur reconnaissance au Polisario.

Ce revers infligé aux ennemis de l’integrité territoriale du Maroc intervient après la visite que le ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération, Nasser Bourita, a effectuée successivement en république dominicaine, au Suriname, au Brésil, au Chili et au Salvador au début de ce mois. Sans oublier qu’il a reçu à Rabat, vendredi dernier, ses homologues de la Barbade et de Colombie.

Lors d’une conférence de presse conjointe entre Bourita, la Première ministre de la Barbade, Mme Mia Mottley, et son ministre des Affaires étrangères Jerôme Walcott, le gouvernement de Bridgetown, qui a gelé sa reconnaissance à la RASD depuis 2003, a décidé ce 21 juin de la retirer définitivement, pour ne s’en tenir qu’au seul plan d’autonomie présenté par le Maroc. La Barbade, qui a signé avec Rabat un mémorandum de coopération pour la période 2019-2021, devient ainsi le 163e pays à reconnaître que le plan marocain de règlement du conflit du Sahara est sérieux et crédible.

Avec la Colombie, dont les relations avec le Maroc ont toujours été au beau fixe, la récente visite de son ministre des Affaires étrangères à Rabat a été l’occasion de discuter de la situation au Venezuela, où les deux pays voient d’un mauvais œil l’avènement d’un nouveau pouvoir, moins populiste et plus pragmatique.

Par Mohamed Deychillaoui
Le 23/06/2019 à 21h56