Lutte contre le terrorisme: l’expérience marocaine au service de la Libye

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Revue de presseKiosque360. Le Maroc participera à une mission sécuritaire internationale visant à intercepter les terroristes en provenance de Syrie et d’Irak pour regagner la Lybie. La marine royale avait participé à des missions similaires conjointement avec des pays maghrébins et européens en 2018 et 2019.

Le 02/01/2020 à 20h31

Des sources médiatiques françaises ont révélé la toute dernière initiative sécuritaire internationale visant à contrecarrer le retour probable des terroristes en Lybie en provenance de Syrie et d’Irak. Un exode qui constitue un grand danger pour la sécurité des pays d’Afrique du nord et du sud de la mer méditerranéenne. Cette action de la communauté internationale connaît la participation du Maroc, eu égard aux expériences qu’il a accumulées dans la lutte contre le terrorisme tant au niveau opérationnel qu’en matière de renseignement.

Selon des sources françaises, cette initiative pourrait être concrétisée dans les prochains jours avec la participation d’Interpol, d’Europol, de l’Organisation mondiale des douanes et de l’Agence européenne des garde-frontières. Cette armada sécuritaire vise à intercepter les terroristes qui pourraient traverser la Méditerranée pour rejoindre la Lybie. Le quotidien britannique The Times a indiqué qu’entre 100 et 300 Syriens sont arrivés dans la capitale libyenne, ajoutant que leur nombre pourrait atteindre 500 personnes.

Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte, dans son édition du vendredi 3 janvier, que ces combattants affiliés aux factions de l’Armée syrienne libre (ASL) se sont constitués en une armée semi-officielle occupant plusieurs régions situées entre l’Euphrate et la ville d’Azaz.

Il faut rappeler que des éléments de la marine royale avaient participé à l’opération Neptune II, menée du 24 juillet au 8 septembre dans les frontières maritimes du Maroc, d’Algérie, d’Espagne, d’Italie et de France. Cette opération avait pour mission de détecter les menaces terroristes que représentaient certaines personnes soupçonnées d’utiliser les routes maritimes entre le nord de l’Afrique et le sud de l’Europe pendant la haute saison touristique. Cette intervention conjointe a permis l’ouverture de 31 nouvelles enquêtes, dont plus de 12 liées à la circulation de personnes soupçonnées de terrorisme.

L’opération Neptune II a été précédée en juillet 2018 par la mission Neptune 1 visant à détecter les combattants infiltrés parmi les voyageurs et qui se déplaçaient avec de faux passeports. Cette action d’envergure a permis d’effectuer plus de 300.000 recherches d’identité sur les bases des données d’Interpol.

Dans le même contexte, le Maroc avait participé en octobre dernier à des manœuvres militaires maritimes conjointes dans l’ouest de la Méditerranée à laquelle ont participé en plus des pays du Maghreb, la France, l’Espagne, le Portugal, l’Italie et Malte. Cette opération avait pour but de développer les capacités opérationnelles de la marine royale dans le domaine du contrôle de la sécurité de la navigation aérienne et des espaces maritimes ainsi que dans la lutte contre les réseaux terroristes.

Par Hassan Benadad
Le 02/01/2020 à 20h31