Doing business: le RNI rend la monnaie de sa pièce au PJD

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Revue de presseKiosque360. Le RNI estime que c’est grâce à l’action de ses ministres dans les domaines des Finances, de l’Industrie et du Commerce, ainsi que de l’Agriculture, que le Maroc a pu avancer sur le classement du Doing business.

Le 30/10/2019 à 19h29

Le débat du projet de loi de Finances (PLF) au Parlement peut parfois susciter des querelles, à peine déguisées, entre partis politiques. Le PJD et le RNI viennent d’en donner une nouvelle preuve, alors que le PLF n’en est encore qu’au stade de son examen en commission. Le groupe parlementaire du parti islamiste s’est ainsi attaqué au ministre des Finances, l’incitant, par ailleurs, à accorder plus d’autonomie aux directeurs centraux de son ministère, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du jeudi 31 octobre.

Le RNI n’a pas attendu pour lui rendre la pareille. C’est ainsi que Taoufiq Kamil, chef du groupe parlementaire, s’est demandé à qui revenait le mérite de l’avancement, dans le classement du Doing Business, du Maroc, passé du rang 106 à 53 en quelques années, si ce n’est aux ministres des Finances, du Commerce et de l’Industrie et de l’Agriculture et de la Pêche maritime. Ministres qui, comme tout le monde le sait, sont du RNI. Ce sont les même qui ont, d’ailleurs, mis en œuvre les différents programmes stratégiques actuellement en cours, note le député.Par ailleurs, note le quotidien, le président du RNI, Aziz Akhannouch, a demandé au chef du gouvernement de faire le bilan des réalisations de chaque ministère. Ainsi, le chef de l’Exécutif devra surtout évaluer l’impact de l’action de chaque ministère sur le vécu des citoyens, insiste le chef de file du RNI. Dans le même ordre d’idée, le RNI s’est dit fier de l’action de ses ministres dans les gouvernement dont ils ont fait partie, et particulièrement de l’actuelle équipe au pouvoir. Ils ont tous laissé une empreinte positive de leur passage, ce qui d’ailleurs permis au Maroc d’accéder à un rang assez avancé dans le classement relatif à l’environnement des affaires.

En outre, souligne Al Ahdath Al Maghribia en restant toujours dans le cadre des débats du PLF 2020, le groupe parlementaire RNI-UC s’est opposé catégoriquement au maintien de l’article 9 du projet. Lequel article, rappelle le quotidien, interdit la saisie, même ordonnée par la justice, des biens de l’Etat. Le parti n’acceptera jamais, rapporte le quotidien, de porter ainsi atteinte aux dispositions constitutionnelles énoncées dans l’article 126 de la Loi suprême. D’autant que, souligne la même source, ce genre de dispositions apportées par le PLF est de nature à anéantir les efforts consentis par l’Etat pour encourager l’investissement et améliorer l’environnement des affaires. 

Cela dit, le groupe parlementaire RNI-UC, reconnaît en même temps, «et en toute responsabilité», l’existence de lobbies qui, à travers des pratiques détournées, profitent de contentieux ou de recours judiciaires, pour percevoir indûment des indemnités et réparations financières, en s’appuyant sur des parties censées, pourtant, veiller à la préservation des deniers publics.

Par Amyne Asmlal
Le 30/10/2019 à 19h29