15e congrès du Polisario: la mise en garde du Maroc

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Revue de presseKiosque360. Le Maroc a saisi la présidence du Conseil de sécurité et le Secrétaire général de l’ONU pour dénoncer la décision du Polisario d’organiser son congrès à Tifariti. Le Maroc exige l’application des résolutions onusiennes pour mettre fin à ces violations de l’accord du cessez-le-feu.

Le 05/12/2019 à 20h04

Le Maroc a saisi officiellement la présidence du Conseil de sécurité et le Secrétaire général de l’ONU sur les intentions belliqueuses du Polisario qui brandit encore une fois la carte des soi-disant «Territoires libérés». Très décontenancés par leurs multiples échecs diplomatiques, les séparatistes ont décidé d’organiser leur congrès à l’Est du mur de sable en violation des résolutions de l’ONU. Les deux lettres appellent les deux institutions onusiennes à assumer leur responsabilité face à l’intention du Polisario d’organiser son 15e congrès à Tifariti. Le Maroc demande à ces deux entités d’user de leur autorité pour appliquer les résolutions du conseil de sécurité relatives à ces violations.

D’autant que cette décision coïncide avec les mises en garde de plusieurs pays, y compris, l’Algérie contre l’éventualité d’attentats terroristes visant les étrangers et les éléments de la Minurso dans les camps de Tindouf et dans la zone tampon. Preuves et photos à l’appui, le royaume avait dénoncé les violations et les provocations du Polisario en organisant des défilés militaires et en déplaçant des structures administratives dans cette zone. L’objectif des séparatistes étant de changer la situation sur le terrain transgressant ainsi l’accord de cessez-le-feu de 1991.

Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte, dans son édition du vendredi 6 décembre, que le Polisario avait exprimé son intention de déplacer du matériel logistique ainsi que l’armement lourd à Tifariti afin, disait-il, d’assurer la protection des invités qui assisteront au 15e congrès du front. Un congrès qui coïncide avec la tension jamais égalée qui sévit dans les camps de Tindouf et les mises en garde internationales contre les dangers d’éventuels attentats terroristes dans la région.

Il faut rappeler que les violations des décisions onusiennes par le Polisario ont décuplé après la dernière résolution du Conseil de sécurité. Désemparés, les séparatistes ont tantôt menacé de reprendre les armes, tantôt dénoncé les prises de position des pays siégeant au conseil de sécurité de l’ONU. Outre les échecs diplomatiques les protestations des séquestrés dans les camps de Tindouf ont poussé le Polisario à choisir l’escalade dans le but de désamorcer leur crise interne. Les Polisariens essayent de faire chanter le Maroc afin de le pousser à reprendre les armes pour défendre ses territoires.

C’est ce qui ressort des déclarations belliqueuses du soi-disant ministre de la défense des séparatistes Abdallah Lahbib qui a déclaré que «la guerre reste un passage obligé» tout en demandant à ses milices de se préparer pour «imposer nos choix y compris le retour aux armes à n’importe quel moment». Il faut rappeler que le Maroc avait, l’année dernière, menacé de répondre fermement aux provocations des milices armées dans la zone tampon. Une mise en garde que le Maroc a réitéré en avril dernier quand il a déclaré qu’il se réserve le droit de recourir à tous les moyens pour défendre Tifariti, Bir Lahlou et Mahbès.

Par Hassan Benadad
Le 05/12/2019 à 20h04