Transport: Échec de l’opération d’immatriculation des triporteurs

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Revue de presseKiosque360. Lancée au mois de mai dernier, l’opération d’immatriculation des triporteurs essuie son premier échec. Alors que le dernier délai pour la régularisation de ces transporteurs était fixé au 1er juillet dernier, la procédure d’immatriculation ne semble pas se dérouler comme prévu.

Le 05/10/2015 à 09h32

Quelques mois seulement après son démarrage, la procédure d’immatriculation des triporteurs affiche déjà des failles. Alors que le dernier délai pour la régularisation de ces transporteurs était fixé au 1er juillet dernier, la procédure d’immatriculation ne semble pas se dérouler comme prévu. Résultat, le délai est prolongé de facto. C’est ce que rapporte le quotidien L’Économiste dans son édition de ce lundi 5 octobre.

D’après le journal, si cette opération tourne au fiasco, c’est notamment parce que le délai de 2 mois accordé aux triporteurs pour régulariser leur situation s’est avéré trop court pour respecter une procédure manifestement difficile à suivre. En revanche, les autres types de cyclomoteurs ont bénéficié d’un délai de plus d’un an. Un traitement différencié que le ministère de tutelle aurait bien du mal à expliquer.

Selon le responsable d’un centre de contrôle technique, cité par L’Économiste, «il sera difficile d’apurer le passif, car, pendant longtemps, plusieurs milliers d’engins ont circulé en toute illégalité. Certains n’ont aucune preuve de propriété. La triche sur la cylindrée est légion». Mais, pour s’assurer l’adhésion d’une majorité de triporteurs à cette grande opération de régularisation, le ministère du Transport n’exige qu’une copie de la CIN et une déclaration sur l’honneur, en cas d’absence de documents. Sauf que le véritable souci ne réside pas dans ce volet-là de la procédure. D’après le journal, la minoration des cylindrées en circulation est devenue la règle pour la quasi-totalité des triporteurs et pour les cyclomoteurs. Les importateurs recourent à ce type de pratiques pour ne pas se retrouver dans l’obligation de passer un permis de conduire ou encore de justifier d’une carte grise et d'une plaque d’immatriculation. De ce fait, il s’avère très ardu de passer de la complète anarchie à une régularisation en bonne et due forme en seulement deux mois.

Par Mouna Qacimi
Le 05/10/2015 à 09h32