Tramway de Casablanca: le désistement surprise du Français Thalès

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Selon Maghreb Confidentiel, si le groupement formé de l’américain Xerox et du marocain M2M a été désigné pour réaliser le système de billettique de la deuxième ligne du tram à Casablanca, c'est parce que le Français Thalès s'est désisté en raison de désaccords sur les conditions du contrat final.

Le 27/07/2017 à 10h04

Comme rapporté en avant-première par le360 en mai dernier, le groupement formé de l’américain Xerox et du marocain M2M a été désigné pour réaliser le système de billettique (les équipements de la billetterie et les outils de gestion nécessaires) de la deuxième ligne du tram et de l’extension de la première ligne. Ce marché devrait lui rapporter quelque 321 millions de dirhams, dont 23 millions d’euros en devise.

Pourtant, le groupement n’était pas le favori, même si M2M, avec un autre partenaire (le français ACS), avait déjà remporté ce même marché dans le cadre du projet de la première ligne du tramway. Des concurrents de renom ont cette fois-ci proposé une offre financièrement plus avantageuse, en l'occurrence le groupement formé de Thalès communication & security et Cofely Maroc. Selon nos informations, l’offre de ce dernier portait sur 313,2 millions de dirhams, dont 21,6 millions d’euros à régler en devise.

Maghreb Confidentiel nous apprend aujourd’hui que si Xerox et M2M a finalement pu décrocher le marché, c’est parce que le groupement de Thalès s’est, contre toute attente, désisté. «La direction de la division transport de Thales a jugé les clauses finales de ce contrat trop léonines», écrit Maghreb Confidentiel qui ajoute que ce retrait de dernière minute a créé la surprise générale, y compris au niveau du bureau de Patrice Caine, le directeur général du groupe.

Par Younès Tantaoui
Le 27/07/2017 à 10h04