L’OIT épingle le Maroc sur les inégalités des revenus

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Revue de presseKiosque360. L’organisation internationale du travail (OIT) vient de livrer un document sur les inégalités entre les revenus au Monde. Le Maroc est l’un des mauvais élèves de la région MENA.

Le 19/04/2015 à 23h04

Au Maroc, les inégalités entre les revenus sont de plus en plus importantes. C’est un rapport de l’organisation internationale du travail (OIT) qui nous l’apprend. En effet, entre 1990 et 2010, contrairement à la grande majorité des pays de la région MENA, la différence entre les salaires a augmenté au royaume. Dans les colonnes du quotidien les Eco du 20 avril on pourrait avoir une lecture de ce rapport. Ce dernier, se base, pour mettre en place son barème, sur le coefficient Gini, qui oscille entre 0 (égalité parfaite) et 1 (absence d’égalité). Chez nous, cet indicateur est passé de 0,393 en 1990 à 0,408 en 2011. Le document explique que c’est lors de la période d’ajustement structurel (PAS) où l’indice Gini a augmenté, mais le creusement s’est maintenu lors de la décennie qui a suivi. Cela, est justifié entre autres, par l’OIT, par la réduction de la pauvreté monétaire qui est passée de 13,1% en 1990 à 8,9%. Le quotidien rapporte aussi que les améliorations des salaires qui restent assez faibles sont aussi l’une des causes qui nous ont menés vers cette situation. Dans le même sens, l’organisation onusienne pointe aussi, tout comme le HCP, le problème des inégalités de chances.

Par ailleurs, l’OIT donne des recommandations pour y remédier. On devrait alors, renforcer les institutions du marché de travail afin d’avoir une réglementation de ce marché. Aussi, il faudrait mettre en place des politiques sociales «redistributives», pour un meilleur contrôle des répartitions des revenus. Le quotidien estime que le Maroc est dans la bonne voie avec la récente instauration du RAMED et de l’indemnité pour perte d’emploi. Le rapport conseille aussi, au royaume, de faciliter l'accès aux services publics et donne l’exemple d’un service de garde qui permettrait aux femmes d’avoir un emploi rémunéré. Instaurer le salaire minimum et les négociations collectives en faisant participer les syndicats dans les grands débats sociaux, sont aussi des solutions. Le document de l’OIT recommande aussi de faire appel, et de bien réglementer, les contrats de travail temporaire et à temps partiel. Bref, tout un programme…

Par Karim Belmoudden
Le 19/04/2015 à 23h04