L’immobilier professionnel ne fait plus recette à Casablanca

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Revue de presseKiosque360. Les transactions affichent des baisses inquiétantes. La demande de bureaux sur le Grand Casablanca enregistre une chute de 91% au second trimestre de l’année en cours. Les loyers suivent également une tendance baissière.

Le 15/09/2015 à 00h18

Décidément, tout le secteur immobilier est frappé de plein fouet par une conjoncture économique difficile. Après l’habitat, c’est au tour de l’immobilier professionnel de subir les effets d’une conjoncture économique et sectorielle problématique.Ainsi, selon le quotidien L’Economiste du mardi 15 septembre 2015, «à l’instar du marché résidentiel, le professionnel a enregistré des baisses record en 2015».

S’appuyant sur les données de Statimmo compilées à partir des statistiques des grands acteurs du secteur –JLL, Carré Immobilier, CBRE, Colliers, etc.-, le quotidien fait part d’évolutions alarmantes. A titre d’illustration, en ce qui concerne les transactions locatives et les ventes à utilisateurs, «la demande placée en bureau sur le Grand Casablanca n’a pas dépassé les 1.319 m2 au second trimestre 2015, soit une baisse de 91% par rapport au même trimestre de l’année précédente».

En plus de la chute des transactions, le marché fait aussi face à une baisse du loyer facial moyen pondéré des bureaux dans la zone. D’après le quotidien, «calculé sur la base des transactions réalisées, le loyer facial moyen pondéré n’a pas dépassé les 131 dirhams HT/m2, en baisse de 23% par rapport au trimestre précédent et de 3% par rapport au 2ème trimestre 2014».

Plusieurs facteurs expliquant cette chute vertigineuse sont avancés: conjoncture économique difficile, effet ramadan, baisse de l’activité durant la période estivale, etc.

Pourtant, des capacités additionnelles viennent s’ajouter à l’offre déjà existante. «La Marina de Casablanca, à elle seule, offre des superficies de plus de 165.000 m2 d’espaces bureaux», souligne L’Economiste qui explique que, malgré une conjoncture difficile, cette plateforme arrive à attirer plusieurs entreprises et filiales de multinationales comme Danone, Casa-Transport, Philips, SDL…

Reste que ces informations sont à nuancer car elles «ne reflètent pas l’exhaustivité du marché», souligne le quotidien. Et pour cause, les grands cabinets qui sont à l’origine de ces données opèrent surtout avec les filiales de multinationales et leurs transactions portent sur des superficies de plus de 500 m2. N’empêche que, fait remarquer le quotidien, «les mouvements sont toutefois jugés suffisamment représentatifs pour tracer la tendance du marché».

Par Moussa Diop
Le 15/09/2015 à 00h18