2019: une croissance en deçà des prévisions

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Revue de presseKiosque360. Avant même le déclenchement de la crise du Covid-19, la croissance économique a enregistré un ralentissement.

Le 08/06/2020 à 19h53

L’activité économique a accusé un ralentissement avant même la déclaration de l'état d'urgence sanitaire, rapporte L’Economiste dans son édition du jour. Le PIB n'a ainsi progressé que de 2,5% en 2019, contre 3,1% en 2018. Cependant, malgré une faible pluviométrie et une campagne agricole très moyenne, l’exercice 2019 a bénéficié du soutien des activités non agricoles. «En volume, la valeur ajoutée agricole a baissé de 5,8% (hors activité de la pêche) contre une hausse de 3,7% en 2018», relève le journal qui ajoute que «les impôts nets des subventions sur les produits ont pris 2% contre 4,6% en 2018. Le PIB hors agriculture a légèrement progressé: 3,5% en 2019 contre 3,1% une année plus tôt».

Le quotidien constate également que l’année écoulée s’est caractérisée par une décélération de 1,8% de la demande intérieure, conte +4% en 2018. Du coup, les dépenses de consommation finale des ménages ont progressé de 1,8% contre 3,4% en 2018. La consommation finale des administrations publiques, quant à elle, a été plus importante qu'en 2018 et a affiché un taux de croissance de 4,7%.

Parallèlement, l’investissement brut a ralenti. L’Economiste remarque «une contribution positive des échanges extérieurs à la croissance: 0,5 point au lieu de -1,2 point en 2018». Ainsi, les exportations de biens et services ont augmenté de 5,5%, pour une participation à la croissance de 2,1 points. A l’inverse, les importations ont ralenti à 3,3%, pour une contribution qui reste négative, à -1,6%. Par ailleurs, le revenu national brut disponible n'a progressé que de 3,6%, pour s’établir à 1.203 milliards de dirhams. «Aux prix courants, le PIB s’est accru de 3,9%, alors que le taux de progression des revenus nets reçus du reste du monde a baissé de 1,5%».Pour ce qui est de l’épargne nationale, elle s’est établie à 27,8% du PIB, alors que l’investissement brut a représenté 32,2% du PIB.

Par Rachid Al Arbi
Le 08/06/2020 à 19h53